Partager l'article ! Les droits des femmes, nous nous sommes battu-e-s pour les gagner. Battons-nous pour les garder et les développer !: Le 8 mars a 100 a ...

Le 8 mars a 100 ans !
C’est en 1910,à Copenhague , que Clara Zetkin et les femmes socialistes , réunies en Conférence internationale ont voté à l’unanimité la création
d’une journée internationale des femmes. Depuis cette journée a une longue histoire passant par l’Allemagne, l’Autriche, Saint Pétersburg en 1917… ; on a tenté de la récupérer, de l’institutionnaliser, de la ringardiser…Nous, nous la
revendiquons comme une journée de lutte.
· Le 8 mars 2010 verra le lancement de la 3° Marche mondiale des Femmes, parce que tant que toutes les femmes ne seront pas libres, en France et dans le monde, nous serons en marche !
· Le 8 mars 2010 sera l’occasion d’affirmer que, depuis un siècle les luttes des femmes ont permis de déboucher sur un certain nombre de lois pour favoriser l’accès à de nouveaux droits.
Mais nous disons aussi que nous sommes encore loin de la traduction concrète de ceux-ci dans la réalité. Qu’il s’agisse de celui à l’égalité professionnelle ou à l’égal accès aux fonctions et responsabilités politiques. Les mentalités restent imprégnées d’une vision infériorisée des femmes en lien avec la prégnance de la domination masculine dans tous les aspects de notre société, première responsable des violences dont les femmes sont victimes.
L’action pour l’égalité entre les femmes et les hommes est toujours à l’ordre du jour.
Quelques chiffres
– Les salaires des femmes sont inférieurs en moyenne de 24 % à ceux des hommes ; leurs retraites sont en moyenne inférieures de 600 euros par
mois ;
– Les femmes représentent 80 % des travailleurs pauvres ;
– 85 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes ;et ce temps partiel est la plupart du temps subi et non choisi
– Les tâches ménagères sont encore assumées à 70 % par les femmes ;
– Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint ;
– Une femme est violée toutes les 10 minutes ; 48 000 femmes par ans (2002) ;
– 18 % de femmes élues à l’Assemblée nationale.
Les femmes sont les premières victimes de la crise et vivent durement la destruction des emplois. Elles sont les plus exposées au chômage, à la précarité, au travail clandestin. Sous prétexte de se conformer à la législation européenne, on leur retire des mesures de rattrapage qui visaient au contraire à compenser les inégalités, particulièrement visibles au moment de la retraite
Au lieu de prendre les mesures contraignantes nécessaires pour assurer l’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes, le gouvernement propose de féminiser les Conseils d’administration des grandes entreprises ! Pendant ce temps, des millions de femmes salariées connaissent la précarité, la pauvreté frappant particulièrement les femmes faiblement qualifiées et seules avec des enfants
Les femmes migrantes sont doublement discriminées, comme femmes et étrangères. Les femmes sans papiers sont privées de tous leurs droits, leur travail n’est pas reconnu et elles sont menacées d’expulsion»
Les violences faites aux femmes persistent, comme le montrent les dernières enquêtes nationales. Nous soutenons la proposition du collectif national pour les droits des femmes : une loi cadre qui mette l’accent sur la prévention et l’éducation dès le plus jeune âge.
Les fermeture des centres d’IVG se
profilent un peu partout en lien avec la politique de démantèlement de l’hôpital public. A Lyon, nous avons fait reculer les HCL . Le CIVG de l’Hôtel-Dieu sera transféré à l’hôpital Edouard
Herriot avec le centre de planification. Mais nous devons rester vigilant-e-s sur les conditions de ce transfert et sur les conditions d’accueil dans l’ensemble des centres de
l’agglomération.
Le 8 mars 2010, sera l’occasion de faire connaître nos propositions pour que la Région contribue à mettre en oeuvre des moyens pour l’égalité et la conquête de
nouveaux droits pour les femmes.
La réforme des collectivités territoriales du gouvernement en instituant un scrutin uninominal majoritaire à un tour pour 80% des conseillers territoriaux serait un nouveau coup dur pour la parité entre les femmes et les hommes, elle ne doit pas voir le jour.
L’action de la collectivité régionale peut et doit contribuer à mettre en œuvre des moyens pour l’égalité et la conquête de nouveaux droits pour les
femmes. Une responsabilité de l’exécutif régional doit être consacrée à l’action pour l’égalité de genre.
CE QUE NOUS VOULONS
- Conditionner les aides aux entreprises à la mise en œuvre dans ces entreprises des lois existantes sur l’égalité professionnelle (le bilan annuel établi avec les
représentants des salariés, plan pour l’égalité dans l’entreprise, suppression du temps partiel imposé ;..).
- Développer un partenariat avec les pôles emplois de l’ensemble de la région pour permettre
aux femmes de bénéficier de toutes les offres d’emploi sur ce territoire
- Inciter à des plans de formation non sexiste pour élargir le champ des professions ouvertes aux femmes, du lycée à la formation
professionnelle
- Soutenir une politique de service public, d’accès aux soins, à l’avortement et à la contraception en défendant avec les femmes les centres de
planification, les maternités et les CIVG existants.
- Mettre en place de dispositifs de prévention pour lutter contre les violences : campagnes de sensibilisation dans les lycées et
les services publics dépendant de la région ; création de lieux d’accueil en lien avec les autres collectivités territoriales ; établissements de conventions pour la mise à disposition de logements pour les femmes victimes de
violences.
- Développer l’information sur les méthodes de
contraception, l’IVG, les MST, la liberté de choix de l’orientation sexuelle, par le biais de campagnes systématiques et régulières
- Mettre en œuvre une communication rendant leur visibilité aux femmes en féminisant
systématiquement les textes sur tous les supports provenant de la région....
Deux dispositifs pourraient être mis en place pour aller dans ce sens :
La signature dans chaque région de la « Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale » avec les moyens de sa mise en œuvre. Des plans d’action courant sur les compétences de la région devront y contribuer et du personnel attribué à cette fonction précise.
La création d’un observatoire régional de l’égalité homme- femme.
45 candidats à vos
cotés
Marie-France Vieux-Marcaud (PC), Armand Creus (Gauche Unitaire), Danielle Lebail
(PC), Serge Tarassioux (PC), Christiane Puthod (PC), Daniel Baiguini (Parti de Gauche), Mylène Charre (Société civile), Jean-Michel Drevon (Société civile), Eleni Ferlet ( Parti de Gauche),
Mohamed Rafed (Alternatifs).....
: Vice-présidente sortante en charge des lycées et des formations initiales, chef de file
des Communistes pour les élections régionales de mars 2010 et tête de liste du Front de Gauche pour le département RhôneMarie-FranceCE
VIEUX-MARCAUD
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